Météo-France / Jean-François Boyer
Quel climat futur à La Réunion selon la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) ?
06/05/2025Depuis septembre 2025, Météo-France met progressivement à disposition de nouvelles projections climatiques à l’échelle locale pour les territoires ultramarins sur le portail DRIAS, Les futurs du climat. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), déjà établie pour l’Hexagone et la Corse, et visent à aider les outre-mer à mieux anticiper les effets du réchauffement et à préparer leurs stratégies d’adaptation. Voici les résultats pour La Réunion.
Introduction
La Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC)
Les derniers rapports du GIEC (IPCC 2018, IPCC 2021) montrent que les impacts du changement climatique dans une zone donnée sont déterminés par le niveau moyen de réchauffement planétaire, indépendamment de la manière ou du moment où ce niveau est atteint. On peut ainsi évoquer, par exemple, le « climat de la France dans un monde à +2 °C ».
La Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) a été définie dans le cadre du nouveau Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC-3) et vise à définir un cadre commun pour les actions d’adaptation. Elle repose sur le constat scientifique (IPCC 2021) que le réchauffement moyen mondial dépend des émissions cumulées à l’échelle internationale (et non des seules politiques françaises) et que ce réchauffement a des effets régionaux et locaux.
La TRACC s’appuie sur les engagements actuels des États en matière de réduction des émissions et les traduit en réchauffement global et territorial à trois échéances. Elle considère qu’en l’absence de mesures supplémentaires à l’échelle internationale, le réchauffement pourrait atteindre trois niveaux, dont les horizons temporels découlent des politiques mondiales actuelles. Ces niveaux sont définis comme suit : +1,5 °C en 2030, +2 °C en 2050 et +3 °C en 2100 par rapport à la température de référence de l’ère préindustrielle, estimée comme la moyenne entre 1850 et 1900.
Le réchauffement climatique variant spatialement, ces niveaux planétaires sont traduits en niveaux territoriaux pour chaque territoire français. Cette correspondance repose sur des méthodes statistiques dites de « contraintes observationnelles » et sur des données combinant modèles et observations (Ribes et al. 2021, Ribes et al. 2022). À La Réunion, les niveaux territoriaux de la TRACC sont de +1,5 °C, +2,0 °C et +2,9 °C aux horizons 2030, 2050 et 2100, toujours par rapport à l’ère préindustrielle (figure ci-dessous). Ces valeurs, proches du réchauffement global, s’expliquent par le caractère insulaire du territoire et l’influence océanique. Ces niveaux doivent être considérés comme des cibles d’adaptation, et non comme des projections pour une période donnée.
Présentation de la TRACC en termes d’échéance et de niveau de réchauffement planétaire et territorial à La Réunion.
Quantifier les incertitudes
La prise en compte des incertitudes liées aux projections climatiques est essentielle pour définir des stratégies d’adaptation robustes en climat futur. Pour caractériser le climat aux différents niveaux de réchauffement de la TRACC, le jeu de données Réunion SocleOM-climat-2025 repose sur 19 simulations climatiques globales ou régionales, descendues en échelle à une résolution de 3 km par 3 km sur le territoire, dans le cadre du projet BRIO (Leroux et al. 2023, Leroux et al. 2024).
Pour chaque niveau de réchauffement de la TRACC Réunion (figure ci-dessus), on détermine l’année pivot à laquelle ce niveau est atteint dans chacune des 19 simulations. Pour intégrer la variabilité interannuelle à ce niveau de réchauffement, les indicateurs climatiques sont calculés sur les 20 années simulées autour de la date pivot (10 années avant et 9 après).
Pour synthétiser les valeurs des indicateurs du jeu de données Réunion SocleOM-climat-2025, on utilise les notions de quantile et de médiane (figure ci-dessous). Statistiquement, le quantile indique combien de valeurs d’une distribution sont supérieures ou inférieures à un seuil donné. Par exemple, 90 valeurs sur 100 dépassent le quantile 10, une sur deux est inférieure (ou supérieure) à la médiane (quantile 50, centre de la distribution), 10 sur 100 dépassent le quantile 90 (dépassé dans 10 % des cas). On peut aussi compléter la description d’un jeu de données par ses valeurs extrêmes, présentées entre crochets.
Cette approche peut être utilisée à la fois :
- sur le plan spatial : la médiane indique la valeur inférieure (ou supérieure) atteinte sur la moitié du territoire de La Réunion. Elle est plus pertinente que la moyenne lorsqu’on observe des écarts dans certaines zones (montagne par exemple), ou pour des indicateurs fondés sur des seuils (nombre de jours au-dessus ou en dessous d’une valeur donnée).
- sur le plan statistique, en considérant les 19 simulations sur chaque carré de 3 km de côté. Cette approche permet d’associer à un indicateur climatique une valeur médiane et une plage d’incertitude (borne basse et haute) définie par les quantiles des 19 simulations. Les q10 et q90 calculés à partir des médianes spatiales sur le territoire serviront ici à estimer des plages d’incertitude approximatives (q90-q10)/2.
Représentation sous forme de boîte à moustaches des valeurs prises par un ensemble de simulations à travers la médiane (trait rouge), les quantiles 10 et 90 (limites inférieures et supérieures de la boîte), et les quantiles 5 et 95 (« moustaches » de la boîte).
Période de référence
Afin de refléter le climat actuel, la période de référence choisie pour le jeu de données Réunion SocleOM-climat-2025 est 1991-2020. Le réchauffement observé à La Réunion entre l’ère préindustrielle et la période 1991-2020 est estimé entre +0,8 °C et +0,9 °C.
Quelle évolution des températures ?
Températures moyennes
Les hausses attendues de la température moyenne annuelle sur La Réunion, par rapport au passé récent 1991-2020, sont de (tableau ci-dessous) :
- +0,6 °C [+0,5 °C ;+0,7 °C] à l’horizon TRACC 2030 ;
- +1,2 °C [+1,1 °C ;+1,3 °C] à l’horizon TRACC 2050 ;
- +2,1 °C [+1,9 °C ;+2,2 °C] à l’horizon TRACC 2100.
Pour rappel, les valeurs entre crochets correspondent aux minima et maxima de l’ensemble de données.
| Monde (pré-industriel) | +1,5 °C | + 2,0 °C | + 3,0 °C |
|---|---|---|---|
| Réunion (pré-industriel) | + 1,5 °C | +2,0 °C | +2,9 °C |
| Réunion (référence 1991-2020) | +0,6 °C | +1,2 °C | +2,1 °C |
Ligne 1 : niveaux de réchauffement planétaire par rapport à la période pré-industrielle 1850-1900. Lignes 2 et 3 : niveaux de réchauffement régionaux correspondants sur La Réunion par rapport aux périodes pré-industrielle et 1991-2020.
Températures extrêmes
Dans le passé récent 1991-2020, les jours chauds (températures maximales supérieures ou égales à 31 °C) concernaient exclusivement les zones littorales une dizaine de jours par an (figures 1 et 2). Les jours chauds vont devenir plus fréquents à mesure que le climat se réchauffe et vont s’étendre sur les hauteurs de l’île (figures 1 et 3). Cette augmentation sera notable à 2 °C (respectivement 2,9 °C) de réchauffement sur une grande partie des zones littorales de l’île qui pourraient connaître une cinquantaine (respectivement ~90) de jours chauds en moyenne par an, avec une incertitude de 5 (respectivement 10) jours autour de cette valeur médiane (figures 1 et 3).
Figure 1 : distribution du nombre annuel de jours chauds (températures maximales supérieures ou égales à 31 °C) sur l’île de La Réunion (médiane spatiale) dans l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025, pour le climat récent 1991-2020 et pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement.
Figure 2 : carte du nombre annuel de jours chauds (températures maximales supérieures ou égales à 31 °C) sur la période 1991-2020 selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 à la Réunion.
Figure 3 : évolution, par rapport au passé récent 1991-2020, du nombre annuel de jours chauds (températures maximales supérieures ou égales à 31 °C) à La Réunion selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement.
Dans le passé récent 1991-2020, les nuits chaudes (températures minimales supérieures ou égales à 25 °C) concernaient exclusivement les zones littorales une dizaine de jours par an (figures 4 et 5). Les nuits chaudes vont se multiplier à mesure que le réchauffement progressera mais aussi se propager vers les hauteurs de l’île (figures 4 et 6). Cette augmentation sera notable à 2 °C (respectivement 2,9 °C) de réchauffement sur une grande partie des zones littorales de l’île qui pourraient connaître une quinzaine (respectivement ~50) de nuits chaudes en moyenne par an, avec une incertitude d’environ 5 (respectivement 10) jours autour de cette valeur médiane (figures 4 et 6).
Figure 4 : distribution du nombre annuel de nuits chaudes (températures minimales supérieures ou égales à 25 °C) sur l’île de La Réunion (médiane spatiale) dans l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025, pour le climat récent 1991-2020 et pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement.
Figure 5 : carte du nombre annuel de nuits chaudes (températures minimales supérieures ou égales à 25 °C) sur la période 1991-2020 selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 à la Réunion.
Figure 6 : Évolution, par rapport au passé récent 1991-2020, du nombre annuel de nuits chaudes (températures minimales supérieures ou égales à 25 °C) à La Réunion selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement.
Quelle évolution des précipitations ?
Précipitations moyennes
L’évolution des précipitations est dominée par de fortes fluctuations et l’alternance d’années ou décennies plus pluvieuses ou plus sèches. Le cumul de pluies annuel (~2 400 mm en médiane spatiale sur le territoire dans le climat récent 1991-2020) baisse légèrement en valeur médiane à partir d’un réchauffement de 2 °C, mais il n’y a pas d’accord entre les modèles sur l’ensemble du territoire, ce qui rend cette baisse relativement incertaine.
En saison sèche (mai à novembre), le cumul de pluies à La Réunion en climat récent (1991-2020) est d’environ 600 mm en médiane spatiale sur le territoire, avec un déséquilibre ouest / est lié à l’orographie et les vents dominants (figure 7). Pour le niveau de réchauffement le plus élevé (3,0 °C), la plupart des simulations de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 indiquent une baisse relative du cumul moyen de pluies. Cette baisse en saison sèche se chiffre autour de -15 % sur le territoire avec une incertitude d’environ 15 % autour de cette valeur médiane (figures 8 et 9), et un assèchement plus prononcé sur la zone ouest (sous le vent). Pour des niveaux de réchauffement moindre, les baisses sont trop faibles pour être significatives au regard de la variabilité des précipitations et de l’incertitude liée à la modélisation (figure 9).
Figure 7 : carte du cumul de précipitations en saison sèche (mai à novembre) sur la période 1991-2020 selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 à la Réunion.
Figure 8 : évolution du cumul de précipitations (en anomalie relative par rapport au passé récent 1991-2020, en %) en saison sèche (mai à novembre) selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement. Les hachures délimitent les zones où moins de 80 % de modèles sont en accord sur le signe de l’évolution.
Figure 9 : distribution de l’évolution du cumul de précipitations (en anomalie relative par rapport au passé récent 1991-2020, en %) en saison sèche (mai à novembre) sur l’île de La Réunion (médiane spatiale) dans l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement.
En intersaison (novembre-décembre), le cumul de pluies à La Réunion en climat récent (1991-2020) est d’environ 320 mm en médiane spatiale sur le territoire avec la côte est un peu plus arrosée (figure 10). Pour le niveau de réchauffement le plus élevé, la plupart des simulations de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 indiquent une baisse relative du cumul moyen de pluies, témoignant d’un retard de démarrage de la saison des pluies. Cette baisse en intersaison se chiffre autour de -25 % sur le territoire avec une incertitude d’environ 12 % autour de cette valeur médiane (figures 11 et 12). Pour des niveaux de réchauffement moindre, les baisses sont plus faibles (-10 à -20 %) ; moins de 80 % des modèles s’accordent sur une tendance à la baisse sur une bonne moitié du territoire (Figure 11, hachures), rendant cette baisse plus incertaine.
Figure 10 : carte du cumul de précipitations en intersaison (novembre à décembre) sur la période 1991-2020 selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 à la Réunion.
Figure 11 : Évolution du cumul de précipitations (en anomalie relative par rapport au passé récent 1991-2020, en %) en intersaison (novembre à décembre) selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement. Les hachures délimitent les zones où moins de 80 % de modèles sont en accord sur le signe de l’évolution.
Figure 12 : distribution de l’évolution du cumul de précipitations (en anomalie relative par rapport au passé récent 1991-2020, en %) en intersaison (novembre à décembre) sur l’île de La Réunion (médiane spatiale) dans l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement.
Sécheresses
Un premier diagnostic sur les sécheresses peut être réalisé à partir du nombre de jours consécutifs sans pluie. Les périodes les plus longues de jours consécutifs sans pluie à La Réunion en climat récent (1991-2020) s’étendent sur 20 jours environ en médiane spatiale sur le territoire et s’observent pour la plupart en saison sèche, entre mai et novembre, avec des sécheresses plus prolongées sur la côte ouest, sous le vent (figure 13). Leur durée évoluera peu ou à la marge avec le réchauffement climatique et les modèles ne sont pas en accord à plus de 80 % sur la hausse ou la baisse de la durée de ces épisodes sur l’ensemble du territoire (figures 14 et 15). Un diagnostic sur l’évolution de leur étendue non seulement temporelle mais aussi spatiale sur le territoire fera l’objet de futures analyses approfondies. La hausse des températures et de l’évapotranspiration pourrait notamment renforcer la sécheresse du sol et des autres composantes hydrologiques.
Figure 13 : carte du nombre maximum de jours sans pluie en saison sèche (mai à novembre) sur la période 1991-2020 selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 à la Réunion.
Figure 14 : Évolution du nombre maximum de jours sans pluie (en anomalie par rapport au passé récent 1991-2020) en saison sèche (mai à novembre) selon la médiane de l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement. Les hachures délimitent les zones où moins de 80 % de modèles sont en accord sur le signe de l’évolution.
Figure 15 : distribution de l’évolution du nombre maximum de jours sans pluie (en anomalie par rapport au passé récent 1991-2020) en saison sèche (mai à novembre) sur l’île de La Réunion (médiane spatiale) dans l’ensemble Réunion SocleOM-climat-2025 pour les niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC 2030, 2050 et 2100, respectivement.
Quelle évolution des cyclones ?
Le nombre de cyclones à l’échelle du bassin sud-ouest de l’océan Indien continuera de fluctuer fortement d’une année sur l’autre, et on n’attend pas d’augmentation de leur nombre en moyenne (Knutson et al., 2020, Cattiaux et al. 2020, Leroux et al. 2023, Leroux et al. 2024). L’intensité moyenne d’un cyclone, définie par le maximum de vent atteint au cours de son cycle de vie, est prévue augmenter dans un climat qui se réchauffe (Knutson et al., 2020, Cattiaux et al. 2020, Leroux et al. 2023, Leroux et al. 2024). Les simulations indiquent aussi une hausse des pluies cycloniques d’autant plus marquée que le réchauffement est fort.
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